Tensions géopolitiques et volatilité des marchés : Mise à jour macroéconomique – mars 2026

01 Avril 2026 -
Christofer Govaerts
Chief economist & strategist
Conflict USA Iran

Le mois de mars a été dominé par des tensions géopolitiques dont l’issue, encore incertaine, pourrait continuer d’influencer la situation économique, selon les modalités et le moment de résolution de ce conflit. En raison de ses effets potentiels sur la croissance et l’inflation, la situation actuelle est souvent comparée à  celle de 2022, elle-même marquée par la crise énergétique liée à l’escalade du conflit en Ukraine.

Banques centrales : entre incertitude et pression inflationniste

Dans une certaine mesure, cela a également constitué le fil conducteur des décisions de taux de la FED et de la BCE à la mi-mars. Les deux banques centrales ont choisi de rester prudentes et ont communiqué une mise à jour de leurs prévisions de croissance et d’inflation.

La FED a procédé à une révision à la hausse de la croissance et de l’inflation sous-jacente pour 2026. Jay Powell a ajouté que tant que son successeur n’aura pas été confirmé par le Congrès américain, et que la FED reste sous le feu du ministère de la Justice (accusations de fraude et de mauvaise utilisation de l’argent public), il n’a pas l’intention de démissionner en mai.

La BCE travaille déjà sur trois scénarios différents, dans lesquels la croissance se dégrade systématiquement et l’inflation progresse à mesure que la crise énergétique se prolonge et se diffuse dans l’ensemble de l’économie. L’inflation pourrait ainsi évoluer dans une fourchette de 2,6% à 4,4%, tandis que la croissance se situerait entre 0,9% et 0,4%. Cela signifie que le pire scénario pointerait vers une situation de stagflation.
Les marchés ont pris cela au sérieux : il n’est désormais plus question de baisses de taux aux États-Unis cette année, tandis que le marché se prépare à deux éventuelles hausses de taux dans la zone euro au second semestre.

Parallèles avec 2022 : énergie, inflation et risque de stagflation

Le mois de mars a été marqué par une absence d’appétit pour le risque et par des vagues de ventes sur de nombreux actifs d’investissement. En dehors du secteur de l’énergie, il y avait donc peu d’enthousiasme à observer, et actions, obligations ainsi que métaux précieux ont tous été touchés. À cet égard, un parallèle peut être établi avec le sentiment qui prévalait en 2022.

En ce qui concerne les actions, nous observons des pertes exprimées en euros de 3% pour les États-Unis, 8% pour l’Europe, 10% pour le Japon et 11% pour les marchés émergents.

Mars a ainsi effacé le démarrage fulgurant de janvier/février, ne laissant que le Japon et les marchés émergents afficher encore un résultat positif (respectivement +3% et +1,5%). Les États-Unis et l’Europe reculent d’environ 3%. Les obligations ont également souffert en raison de l’ajustement des anticipations d’inflation et de taux : les taux longs aux États-Unis et en Europe ont progressé de 30 points de base.

L’or et l’argent ont cédé environ 8%, mais restent toujours en territoire positif depuis le début de l’année, tandis que le prix du pétrole a augmenté de 35%. Le dollar américain a été la seule valeur refuge, gagnant près de 2% face aux principales devises mondiales.

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