Que s’est-il passé sur les marchés financiers en janvier 2026 ? Une analyse claire
Christofer Govaerts
Quel est l'impact de la géopolitique sur les marchés ?
Durant le premier mois de l’année, Janus a plus que jamais justifié sa réputation de dieu aux deux visages. Ce n’est pas tant l’actualité économique que les développements politiques et géopolitiques qui ont provoqué de fortes turbulences : Venezuela, Iran, Davos (Groenland) ainsi que la situation politique intérieure américaine (ICE et Réserve fédérale).
Sur le plan économique, nous avons eu un premier aperçu de la croissance du quatrième trimestre et de l’année 2025 dans son ensemble pour la zone euro, sans véritable surprise. Aux États-Unis, il faudra encore attendre les chiffres officiels, mais plusieurs modèles suggèrent une nouvelle accélération du rythme de croissance sous-jacent ces derniers mois, tandis que le marché du travail continue de faire preuve de résilience.‑Unis, il faudra encore attendre les chiffres officiels, mais plusieurs modèles suggèrent une nouvelle accélération du rythme de croissance sous‑jacent ces derniers mois, tandis que le marché du travail continue de faire preuve de résilience.
La politique monétaire des banques centrales ?
En matière de politique monétaire, seules la Fed et la Banque du Japon sont intervenues le mois dernier. Toutes deux ont répondu aux attentes du marché en maintenant leur politique de taux d’intérêt inchangée.
En revanche, la Fed s’est retrouvée au centre de l’attention début janvier, lorsque Jerome Powell a été mis en accusation. Les chefs d’accusation portaient sur l’usage abusif de fonds alloués et le dépassement du budget. Powell s’est vigoureusement défendu, tandis que le président Trump a annoncé plus tard dans le mois la nomination de Kevin Warsh pour lui succéder à la fin de son mandat, en mai.
Marchés boursiers : des performances contrastées selon les régions
Pour l'instant, les marchés boursiers semblent reproduire fidèlement le schéma observé en 2025, exprimé en euros : un Wall Street hésitant (0 %), tandis que le reste du monde hors États-Unis affiche d'excellentes performances malgré l'incertitude géopolitique. L’Europe a progressé de plus de 3 %, le Japon de plus de 5 %, et les marchés émergents de près de 8 %. Les taux des obligations à long terme ont connu une volatilité limitée et ont clôturé le mois à des niveaux proches de ceux observés en début d’année. Le dollar américain (USD) s’est brièvement affaibli, semblant franchir le seuil de 1,20 face à l’euro, avant de se raffermir à nouveau au 31/01.
Volatilité sur les matières premières : que doivent savoir les investisseurs ?
Les matières premières ont suivi un tout autre parcours, avec des mouvements particulièrement marqués sur les métaux. L’or et l’argent ont entamé le mois dans la continuité de la fin 2025, enregistrant des gains de plus de 20 %.
Cette tendance a toutefois été brutalement interrompue par l'annonce du nouveau président de la FED, entraînant une correction à la baisse très importante, la plus forte depuis plus de 40 ans.
L’incertitude autour de l’Iran a également eu un impact sur les prix du pétrole, bien que l’on ne s’attende pas encore à des perturbations majeures en matière d’approvisionnement.
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