Aperçu macroéconomique & marchés financiers – février
Christofer Govaerts
En février, la faible croissance américaine, les tensions géopolitiques et la volatilité des marchés ont provoqué des mouvements marqués sur actions, obligations et devises.
Peu de données macroéconomiques
En février, peu de nouvelles données macroéconomiques ont été publiées, à l’exception des États-Unis, où deux publications remarquables ont retenu l’attention. Il s’agissait notamment du chiffre de la croissance économique pour le quatrième trimestre 2025, qui s’est avéré bien en dessous des attentes. Bien sûr, la fermeture temporaire du gouvernement en novembre a joué un rôle, mais d’autres indicateurs, tels que la consommation privée et la balance commerciale, ont également pesé sur le résultat.
En ce qui concerne la balance commerciale, le déficit semble de nouveau se creuser malgré les droits d’importation, pour lesquels la Cour suprême a rappelé Trump à l’ordre. Le président Trump ignore pour l’instant le caractère « illégal » de ces mesures et remplace le régime actuel par un nouveau système, soumettant désormais le reste du monde à un tarif de 15%. Cela complique davantage la situation. Ainsi, l’Inde et l’Europe ont provisoirement reporté la ratification des accords conclus l’an dernier, et l’accord avec la Chine est désormais pratiquement enterré.
Pour l’instant, aucune surprise en matière de politique monétaire
En ce qui concerne la politique monétaire, il n’y a pas eu de changements fondamentaux, mais l’annonce de Kevin Warsh comme successeur de Jay Powell en mai a provoqué une certaine agitation sur les marchés (voir ci-dessous). Pour l’instant, le marché anticipe deux baisses de taux de la part de la FED cette année (en juin et à l’automne), tandis que la BCE devrait maintenir son taux à 2% tout au long de l’année civile. À partir de 2027, on peut s’attendre à un début de hausse des taux.
Un mois de février exceptionnel sur les marchés financiers
Sur les marchés financiers, le mois de février a été, à bien des égards, historique. Bien que le résultat global en fin de mois soit relativement positif, de fortes secousses ont été observées sur plusieurs segments de marché. Du côté positif, on note d’excellentes performances en Asie, notamment pour la Corée du Sud (+48% depuis le début de l’année !) et le Japon (portées par la victoire électorale de Takaichi). En revanche, les résultats ont été moins favorables pour les technologies chinoises : après un début difficile en janvier, le Hang Seng Tech a encore reculé, enregistrant une baisse supplémentaire de 10%.
Globalement, le secteur technologique a souffert à l’échelle mondiale, et cela a été confirmé fin février par les résultats de Nvidia. Ceux-ci étaient excellents, mais l’action a tout de même été sanctionnée par le marché le lendemain de la publication. La fameuse « AI fear trade » (crainte liée aux investissements massifs dans l’IA) continue donc de planer comme une ombre sur Wall Street, alimentant des doutes sur les intentions d'investissement des entreprises du secteur. Parallèlement à cette crainte d’un « excès d’IA », certaines valeurs financières ont également été mises en difficulté, notamment en raison de problèmes rencontrées par des véhicules de crédit privés. En conséquence, l’écart boursier entre les États-Unis et le reste du monde ne cesse de se creuser.
Les obligations ont, quant à elles, bénéficié d’un vent favorable, avec une baisse des taux longs. Les métaux ont connu un début de mois très difficile et extrêmement volatil, mais tant l’or que l’argent ont finalement clôturé dans le vert. Le prix du pétrole a progressé régulièrement, porté par les anticipations liées au conflit iranien.
Enfin, le dollar américain s’est renforcé et est repassé sous le seuil de 1,18 face à l’euro.
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