Pédaler pour vaincre le cancer
Joris De Brucker
Cette année encore, l’équipe Nagelmackers donne le meilleur d’elle-même lors de la 15e édition des 1 000 km de Kom op tegen Kanker (KOTK). Le départ sera donné le 14 mai 2026. Christian Cambier (58 ans), Ivan Van Hout (51 ans) et Luc Van Damme (61 ans) parlent de leur motivation et de cette formidable expérience qui consiste à enchainer des kilomètres ensemble pour la bonne cause.
Comment en êtes-vous venus à participer aux 1 000 km de KOTK ? Quelle est votre inspiration ou votre lien avec l’organisation KOTK ?
Christian :
Je ne connaissais pas cette organisation et je l’ai découverte via l’intranet de la banque. Ce qui m’a impressionné, c’est l’enthousiasme des supporters, des conjoints et des amis tout au long du parcours. Je tiens vraiment à m’investir pour cette noble cause qu’est la lutte contre le cancer. Nous sommes toutes et tous touchés de près ou de loin par cette maladie.
Ivan :
Je faisais auparavant déjà partie de l’équipe cycliste Delta Lloyd, avec laquelle nous avions notamment gravi le Mont Ventoux à l’époque. Le fait que tout cet événement soit lié à une cause comme KOTK a été pour moi, en tant que cycliste passionné, une évidence : je devais aussi y participer.
Luc Van Damme :
Entre 2014 et 2019, j’ai participé cinq fois à la Dodentocht. Ensuite, j’ai retrouvé l’amour du vélo (de course). Je me suis donc inscrit comme candidat cycliste pour l’équipe Nagelmackers. Les efforts de longue durée me conviennent bien !
Dans ma famille, le cancer a frappé à de nombreuses reprises ces dernières années. Mon père est décédé en 1991 à l’âge de 51 ans des suites d’un cancer. Cette année marquera d’ailleurs, le dernier jour des 1 000 kilomètres, le dimanche 17 mai, le 35e anniversaire de son décès. Il est devenu ma motivation pour faire cela. Mais il y a aussi tant d’autres membres de ma famille, connaissances, amis… La liste est longue. Je suis convaincu que les fonds récoltés sont absolument nécessaires pour aider à éradiquer le cancer. Et je suis persuadé qu’un jour, cela sera possible. C’est pourquoi je suis heureux d’apporter ma contribution et reconnaissant envers tous ceux qui me soutiennent financièrement pour atteindre le montant d’inscription (5 500 €) !
À combien de participations en êtes-vous ?
Christian :
Cette année sera ma deuxième participation à l’événement KOTK ; la première remonte à il y a trois ans, de Malines à Heusden-Zolder.
Luc :
C’est ma quatrième participation. Au départ, je roulais avec l’équipe Nagelmackers, mais j’ai décidé l’an dernier de créer ma propre équipe et de devenir cycliste « solo ».
Ivan :
Cela doit être la sixième ou la septième fois maintenant.
Quelle expérience avez-vous des longues distances à vélo ?
Christian :
Je fais du vélo depuis l’âge de 9 ans et je suis membre d’un club de cyclotourisme, « Cyclottignies », à Ottignies-LLN. Je fais également partie d’un groupe appelé « Les Cyclos du Cœur », avec lequel nous roulons chaque année pour récolter des fonds pour le Télévie, une organisation très connue à Bruxelles et en Wallonie qui soutient la recherche contre le cancer. Cette année marquera ma quatrième participation à leur grand défi dans les Alpes (environ 500 participants). Avec ce même groupe, nous participons aussi chaque année aux « 120 km du Cœur » dans la région de Liège.
Ivan :
Je suis membre du WTC Nete & Aa. Les sorties du samedi évoluent au fil de la saison, passant de 100 à 150–160 km. Autrement dit, j’ai en principe suffisamment d’entraînement dans les jambes pour réussir sans problème les 125 km du KOTK.
Luc :
Jusqu’à l’an dernier, je n’avais pas beaucoup d’expérience dans ce domaine. Mais quelques sorties individuelles aller-retour vers la mer, Hasselt ou Mons, entre 180 et 220 km, m’ont appris à me concentrer et à apprécier ce type d’effort.
À quoi ressemble votre parcours ? Combien de kilomètres parcourez-vous et entre quels points ?
Christian :
Je parcours chaque année environ 4 500 km. Le défi KOTK de cette année (250 km aller-retour entre Malines et Pajottegem) sera suivi d’une semaine fin mai dans la région du Ventoux, puis de l’épreuve alpine de la Marmotte fin juin (177 km avec 5 000 mètres de dénivelé positif).
Ivan :
Je roule le vendredi de Maaseik à Malines. Ensuite, je fais encore une quarantaine de kilomètres à vélo pour rentrer chez moi, ce qui fait qu’à la fin de la journée, j’aurai environ 165 km au compteur. L’organisation n’est pas toujours simple, mais heureusement je peux compter sur ma compagne pour m’emmener au départ à Maaseik, et ensuite je rentre chez moi par mes propres moyens.
Luc :
J’ai la « chance » de pouvoir effectuer les huit étapes : 250 km par jour, 125 le matin et la même distance l’après-midi. Cette année, les villes d’étapes sont Pajottegem, Maaseik, Eeklo et Wingene.
Ivan :
Chaque année, les villes étapes sont mises au défi par l’organisation d’accueillir les pelotons de la manière la plus chaleureuse et la plus enthousiaste possible. Il y a une véritable compétition pour former la plus longue haie d’honneur afin d’encourager les cyclistes à leur arrivée. J’ai eu la chance d’arriver trois fois dans une ville où l’affluence était record (Bilzen, Vorselaar et Landen). Je me souviens particulièrement de notre entrée à Bilzen, où quatre fanfares réparties sur les derniers kilomètres animaient le parcours et créaient une ambiance exceptionnelle.
Le trajet de Malines vers ma commune de Vorselaar a aussi été très spécial pour moi, car j’y ai été accueilli par mon propre public.
L’édition de l’an dernier restera également gravée dans ma mémoire en raison du décès de Ludo Dierckxens, enfant de la Campine connu pour son éternel sourire, survenu alors qu’il accompagnait un peloton. Le lendemain, en roulant vers Essen, l’atmosphère était très particulière, avec de nombreux supporters le long de la route brandissant des pancartes portant son nom en hommage.
Luc :
C’est un événement à la fois social, sportif et profondément émouvant. Le sentiment de groupe, le fait de poursuivre un même objectif avec des milliers de personnes, est souvent bouleversant.
Pendant le parcours, des histoires émergent, on apprend à connaître d’autres personnes très facilement, toutes animées par le même objectif. Il n’est vraiment pas nécessaire d’être un cycliste professionnel pour participer, on le constate chaque année dans les pelotons. Toute personne qui aime faire du vélo peut prendre part à l’aventure. Le collectif, les capitaines de route… tout le monde est littéralement porté jusqu’à la ligne d’arrivée.
L’ambiance est indescriptible. Si vous avez déjà assisté à un départ ou à une arrivée de peloton dans une ville étape ou à Malines, vous savez à quel point les émotions peuvent être intenses : des chants enthousiastes au départ jusqu’au silence total lorsqu’un témoignage est partagé sur le podium.
Vous pouvez soutenir la Team Nagelmackers ici : Nagelmackers Cycling Team | Kom op tegen Kanker
Vous pouvez sponsoriser l’équipe solo de Luc ici : Luc Van Damme | Kom op tegen Kanker
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