Online Banking

21 décembre 2023

Retour sur 2023 – Une année aux multiples facettes

Christofer Govaerts

Chief Strategist

Après une année 2022 désastreuse, les investisseurs ont abordé l'année 2023 avec crainte. Près de 12 mois plus tard, ces craintes se sont révélées infondées. Pourtant, 2023 n'a pas été une année de tout repos non plus. Quels sont les événements qui l’ont marquée ?

Abonnez-vous à notre newsletter

Un excellent début d'année

L'année a démarré sur les chapeaux de roue, les marchés d'actions affichant des gains de 8% en moyenne, voire de 12% dans la zone euro, à l'issue du premier trimestre. Cependant, la tendance positive a brièvement failli s'arrêter avec l'éclatement d'une crise bancaire aux Etats-Unis, la Fed - aidée par des banques d'investissement telles que JP Morgan - se précipitant à la rescousse du marché avec des liquidités afin d'éviter une réaction en chaîne. Certaines banques ont fini par faire faillite, comme Silvergate Bank, Silicon Valley Bank, Signature Bank et First Republic. Les répercussions ont également été temporairement ressenties en Europe avec la disparition du Crédit Suisse et son rachat forcé par UBS. Toutefois, cet ‘accident de parcours’ n’a été que temporaire et les marchés ont poursuivi leur ascension jusqu'aux mois d'été.

Retournement de situation au second semestre

Le sentiment a de nouveau changé en août. Malgré la forte volatilité des taux d'intérêt à court terme et les pressions à la hausse exercées par les banques centrales, la volatilité des taux d'intérêt à long terme était restée relativement limitée jusqu'alors. Cela s'explique en partie par la tendance à la désinflation (diminution progressive du taux d'inflation) qui s'est installée depuis le début de l'année 2023, favorisée entre autres par la forte baisse des prix de l'énergie. Cependant, lorsque l'automne a frappé à la porte, les marchés ont été freinés dans leur optimisme quant à la baisse future des taux d'intérêt. La Fed, en particulier, a joué son rôle à cet égard, en provoquant un solide rebond des taux d'intérêt à long terme en septembre et en octobre. Par conséquent, tous les gains obligataires et une grande partie des gains boursiers ont également fondu comme neige au soleil.

Une belle fin d'année sur les marchés financiers

En novembre et décembre, cependant, le vent a tourné. Un solide rallye obligataire a enflammé les marchés d'actions, cette fois dans le sens positif. A la mi-décembre, Jay Powell et Christine Lagarde l'ont confirmé. Ils ont laissé entendre, entre les lignes, que la fin de la hausse des taux d'intérêt était proche et que nous pouvions nous attendre à des baisses de taux d'intérêt en 2024.

Nous devrions donc terminer l'année en beauté. Avec la remontée tardive des taux d'intérêt à la baisse, les obligations afficheront une hausse de 5% et les marchés boursiers enregistreront des gains moyens de 15 à 20%, la Chine étant la seule exception décevante. En revanche, le Nasdaq, la bourse technologique américaine, est en hausse de 40%. Là, ce sont principalement les ‘Sept Magnifiques’ (Microsoft, Apple, Nvidia, Amazon, Meta, Tesla et Alphabet) qui ont fait la pluie et le beau temps et qui ont représenté 70% des belles performances du marché boursier américain au sens large, tel que mesuré par le S&P500. Ce qui est surprenant compte tenu des tensions géopolitiques entre la Chine, d'une part, et les Etats-Unis et l'Europe, d'autre part. La guerre commerciale et surtout la bataille pour la suprématie technologique font rage, malgré le rapprochement timide dont nous avons été témoins à la mi-novembre lors de la visite du président Xi Jinping aux Etats-Unis. Un autre facteur géopolitique qui a temporairement joué un rôle est l'intensification du conflit au Moyen-Orient, qui a principalement affecté le marché des matières premières. Entre-temps, cependant, toutes les primes de risque ont également disparu.

Que nous réserve 2024 ?

En termes financiers, 2023 a donc été une année champagne. La question que beaucoup se posent aujourd'hui est de savoir si ce scénario se reproduira en 2024. La réponse est nuancée et dépend de certaines conditions préalables.

1) Scénario macroéconomique

De nombreux analystes tablent sur une légère reprise dans la zone euro et sur un atterrissage en douceur aux Etats-Unis. Les derniers indicateurs semblent aller dans ce sens. La poursuite de la désinflation est également une condition nécessaire, surtout en ce qui concerne les politiques que nous pouvons attendre de la banque centrale en 2024.

2) L'anticipation des taux d'intérêt

On dit parfois que les marchés boursiers anticipent toujours l'avenir. Aujourd'hui, cela s'applique également aux marchés des taux d'intérêt, qui ont déjà anticipé de nombreuses baisses de taux d'intérêt pour 2024. Pour les Etats-Unis, il s'agit de cinq baisses de 25 points de base ; pour l'Europe, les marchés tablent même sur six baisses possibles. Cela fait partie des possibilités, mais une fois de plus, l'environnement macroéconomique sera crucial, à la fois par la dynamique de croissance et la dynamique de (dés)inflation.

3) Investir en 2024

Nous ne nous attendons pas à une année de grand cru, mais cela ne doit pas nous empêcher de tourner le dos au facteur ‘risque’. 2024 sera l'année où les liquidités pourront être investies tant en obligations qu'en actions. Toutefois, nous tablons sur des rendements légèrement plus normaux, conformes aux moyennes historiques, à savoir 7-8% pour un portefeuille d'actions mondialement diversifié et 4% pour un portefeuille obligataire composé d'obligations d'Etat et d'obligations d'entreprises.

 

Vous souhaitez connaître les prévisions de nos macroéconomistes pour 2024 ? Consultez vite notre dossier Outlook 2024 . Vous y découvrirez les perspectives en termes de macroéconomie, actions et obligations.

 

Restez informé

Inscrivez-vous à notre newsletter. Vous serez ainsi toujours informé(e) des produits et services de Nagelmackers qui pourraient vous intéresser.

Vous pouvez toujours retirer votre consentement via ‘Se désinscrire’ en bas de nos e-mails ou comme expliqué dans notre Déclaration Vie Privée. Vous trouverez plus d'informations sur, par exemple, le traitement et la protection de vos données personnelles et les droits que vous avez (tels que votre droit d'accès, de rectification...) dans notre Déclaration Vie Privée.

Quel est votre objectif? Parlez-en à un conseiller Nagelmackers. Ensemble, vous élaborerez une stratégie à long terme.

Prenez rendez-vous