12 mars 2020

Les obligations vertes sous la loupe

Stephanie Smets

Copywriter

Les obligations vertes sont en forte croissance. Savez-vous ce que c’est et à quels critères celles-ci doivent répondre ? Découvrez-le.

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Dans notre article précédent, nous avons déjà abordé les atouts des investissements durables. Nous nous focalisons à présent sur un type d’investissement plus spécifique, à savoir les obligations vertes. Celles-ci investissent exclusivement leur produit dans des projets écologiques nouveaux ou existants. Mais comment ces projets sont-ils choisis ? Et qui sont les principaux acteurs ? Vous le découvrirez dans cet article.

Que sont les obligations vertes ?

Aussi appelées ‘green bonds’, les obligations vertes sont des obligations qui doivent répondre à certains critères concernant principalement des aspects environnementaux. En l’absence de véritable règlementation contraignante, certains grands acteurs du secteur financier ont pris les devants et ont développé en 2018 les Green Bond Principles (GBP). Il s’agit d’une série de standards qui permettent de déterminer si une obligation peut être qualifiée ou non d’obligation verte au sens des GBP. Même si ces GBP n’ont pas force de loi, ils s’avèrent utiles comme fil conducteur pour permettre aux émetteurs d’obligations de déterminer à quelles conditions leurs obligations peuvent légitimement être considérées comme ‘vertes’. Les investisseurs en bénéficient également car les GBP recommandent qu’une information claire et transparente sur la manière dont leur argent est investi leurs soit fournie.

Les critères déterminants

L’utilisation du produit de l’obligation est le critère numéro un pour les obligations vertes. Un émetteur doit en effet dire clairement pour quel(s) projet(s) le capital sera utilisé, combien de CO2 a été épargné ou quelles ont été les économies d’eau réalisées dans le cadre du projet. L’utilisation d’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique et la gestion durable sont des éléments-clés au niveau des projets verts.

Par ailleurs, le rapport joue également un rôle important. Les investisseurs doivent savoir où et comment son investissement va être utilisé. De plus, les informations publiées doivent être actualisées annuellement. D’autres critères sont la gestion des produits des obligations et les procédures que les institutions émettrices utilisent pour sélectionner et évaluer les projets qu’elles veulent financer.

Les acteurs du marché des obligations vertes

Deux tiers des obligations vertes sont actuellement des obligations d’Etat. A ce niveau, la Belgique joue un rôle de pionnier étant donné qu’en 2018, elle a émis pour pas moins de 5 milliards d’euros d’obligations vertes. En Région wallonne, les produits des émissions d’obligations vertes ont notamment permis de financer le ‘Renopack’ en 2019. Celui-ci permet aux ménages wallons de contracter un prêt à 0% pour rénover leur habitation.

Le monde des entreprises joue aussi de plus en plus la carte des investissements verts. Les entreprises examinent par exemple comment elles peuvent réduire la quantité de plastique dans leur chaîne de production et utiliser davantage de matériaux recyclables ou réutilisables. D’autres entreprises se focalisent pleinement sur la transition énergétique et optent pour l’énergie renouvelable.

Répartition des obligations vertes par secteur.

Répartition des obligations vertes par secteur.
Source : Bloomberg, décembre 2019

Des perspectives prometteuses

L’avenir des obligations vertes est donc prometteur. De plus en plus d’émetteurs dans de nombreux secteurs optent pour ce type d’investissements. En 2019, on a enregistré le double d’émissions par rapport à 2018 et cette tendance devrait se poursuivre cette année. Les entreprises continueront à miser sur cette évolution. Pensons par exemple au secteur de l’automobile qui développe une technologie toujours plus performante pour les voitures électriques. Le gouvernement allemand a déclaré qu’en 2020, il émettrait pour pas moins de 10 milliards d’euros d’obligations vertes afin de financer son ‘green deal’. Enfin, la Banque centrale européenne mettra le changement climatique en avant dans son processus de revue stratégique.

Le nombre d’émissions d’obligations vertes en milliards d’euros.

Le nombre d’émissions d’obligations vertes en milliards d’euros.
Source : Bloomberg, décembre 2019

Investir en obligations vertes ?

Si vous souhaitez investir en obligations vertes, deux possibilités s’offrent à vous.

Soit vous investissez en ligne directe mais vous vous exposez dans ce cas au risque de greenwashing’ ou éco-blanchiment, c.-à-d. au risque d’investir dans des entreprises qui se disent plus vertes et durables qu’elles ne le sont en réalité. De plus, en investissant de cette manière, vous ne répartissez pas correctement le risque. Lisez à ce sujet notre article Investir son argent, pas toujours simple !

Soit vous investissez dans des fonds durables. Dans ce cas, le gestionnaire du fonds va analyser chaque émission et voir dans quelle mesure l’obligation va contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. Autre avantage, et non des moindres, vous bénéficierez d’un portefeuille diversifié. Pour plus d’informations, lisez notre article Investir dans des actions individuelles ou dans un fonds de placement ?

 

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