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4 juin 2020

Le coronavirus : un virus qui a d'abord touché la Chine puis, le monde

Levi Sarens

Head of Asset Management Funds

La crise sanitaire mondiale a laissé d'importantes traces  et continue de le faire. Personne ne peut prédire pour combien de temps encore. C'est également le cas pour les marchés financiers : la façon dont les marchés boursiers ont chuté au premier trimestre était inédite. Toutes les lois de la gravité financière ont été défiées en quatre semaines. Même pendant la plus grande crise financière que nous ayons jamais connue, en 2008, les actions n'ont jamais baissé aussi vite que maintenant. Mais à l'époque, il avait fallu plusieurs mois pour que la chute atteigne 30% ; aujourd'hui, c'est arrivé en à peine un mois. Et qu'en est-il des prix du pétrole ? Auriez-vous un jour pensé qu'il serait possible que le prix du pétrole soit négatif ? Et que donc, vous seriez payé si vous vouliez stocker un baril de pétrole ?

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Il est en soi impossible de se préparer à de tels scénarios. Cependant, il appartient aux spécialistes en investissements de garder la tête froide dans de telles tempêtes et de continuer à gérer les portefeuilles et les fonds de manière appropriée, avec une perspective à long terme. Ils ne doivent donc pas céder à la panique.

Le comité d'investissement comme organe de décision

Chez Nagelmackers, les décisions concernant les portefeuilles et les fonds (qui investissent en actions et obligations) sont prises au sein de ce que l'on appelle le 'comité d'investissement'. Dans des circonstances normales, ce comité se réunit une fois par mois pour prendre des décisions tactiques ; cependant, au cours de la période février-avril, il s’est réuni plusieurs fois par semaine. La réalité semblait en effet changer presque quotidiennement.

Pendant cette période, les spécialistes ont mis la prudence au centre de leurs décisions. Dans cette période extrêmement agitée, l'objectif était de limiter les risques autant que possible, sans perdre de vue les différents profils de risque de nos investisseurs et leurs objectifs à long terme.

Quels ont été les changements tactiques ?

Concrètement, le comité a principalement décidé des principaux mouvements suivants :

• Au sein des obligations, la partie à haut rendement 'high yield' a été réduite. En période de récession, le risque de faillite, ou de 'défaut', de ces obligations plus risquées augmente, ce qui se reflète dans les prix des obligations de ce segment. Elles se comportent un peu comme des actions lorsque les marchés sont en forte baisse.

La partie actions a également été progressivement réduite, mais pas de manière extrême. Principalement en vendant des fonds fortement exposés aux 'petites capitalisations' (plus petites entreprises). Lors de marchés en baisse, c'est ce segment qui subit souvent les revers les plus importants. Il n'en a pas été autrement cette fois : en un mois, les ‘petites capitalisations’ ont chuté d'environ 10% de plus dans le monde que leurs 'grands frères', les 'grandes capitalisations'.

• Cela signifie-t-il que le comité a seulement décidé de vendre ? Non, certaines positions ont entre-temps été relevées. En d'autres termes, on a profité de la baisse pour acheter ici et là à des niveaux intéressants. Cela s'est principalement produit dans le segment sensiblement moins volatil, à savoir les fonds 'grandes capitalisations', en mettant l'accent sur la 'qualité' (c'est-à-dire les actions de grandes entreprises qui semblent traverser la crise sans trop de dommages).

En bref : un peu moins d'actions et un focus plus important sur des actions légèrement plus défensives.

• Enfin, la dernière intervention a consisté à renforcer la partie cash. Pas parce que nous voulons faire du market timing agressif du marché ; la position cash actuelle ne dépasse pas 7 à 10%. Nous savons par ailleurs que le timing parfait (vendre au plus haut point, acheter au plus bas) est utopique. Mais en ces temps extrêmes, une petite réserve supplémentaire ne peut pas faire de tort. De plus, cet argent pourra constituer un atout supplémentaire dans une phase ultérieure, plus stable.

La prudence reste de mise

Les marchés financiers se sont fortement redressés en avril, ici aussi à un rythme rarement observé, même si fondamentalement, peu de choses ont changé. C'est aussi la raison pour laquelle nous n'avons actuellement pas beaucoup ajusté les portefeuilles.

Néanmoins, nous avons utilisé une partie du cash constitué pour investir dans des obligations d'entreprises ayant une forte solvabilité. Dans le monde entier, nous voyons en effet les banques centrales s'engager également à acheter ce type d'obligations, ce qui crée un plancher sous ce segment obligataire. En ce sens, nous n'augmentons certainement pas de façon substantielle l'aspect risque de nos fonds et portefeuilles.

En outre, il est difficile de prévoir quand nous le ferons. Notre style maison ne consiste pas à augmenter rapidement les risques dès les premières lueurs d'espoir. Nous avons déjà observé des hausses spectaculaires après des rumeurs selon lesquelles il y avait enfin une percée médicale (médicament, vaccin), mais tout aussi souvent, cette euphorie a été suivie de réalisme et de baisses. Il s'agit donc plus de spéculation que d'investissement.

C'est pourquoi nous continuons de nous concentrer sur le côté long terme de vos investissements, en accordant notre attention à l’aspect financier fondamental. C’était le cas avant la crise du coronavirus. Ca l’est resté durant la crise et ça le sera toujours après celle-ci.

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