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11 juin 2020

Allocation sectorielle de nos actions : le coronavirus est sélectif…

Levi Sarens

Head of Asset Management Funds

Les actions ont beaucoup souffert en mars. Les marchés boursiers mondiaux ont chuté de 25 à 30% en moyenne en quelques semaines et ont viré au rouge vif. Pourtant, on ne peut pas mettre toutes les actions dans le même panier : toutes les actions, ou secteurs, n'ont en effet pas été touchés de la même manière.

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Les secteurs en difficulté

Commençons par certains secteurs d’actions qui ont très durement souffert pendant la crise boursière : les entreprises énergétiques, les banques et le secteur des voyages et, par extension, des transports.

Les entreprises énergétiques étaient en fait déjà sous pression avant la crise du coronavirus, en raison des tensions entre la Russie et l'Arabie saoudite. Le prix du pétrole avait de ce fait déjà commencé à baisser considérablement. Lorsqu'il s’est ensuite avéré que la crise du coronavirus entraînerait l'arrêt de l'économie mondiale, le prix du pétrole est en fait tombé en dessous de zéro ! Un creux historique que personne n'aurait pu deviner. Mais même les mathématiques financières flirtent parfois avec leurs propres limites. Il va sans dire que les stocks de pétrole ont été durement touchés. Les géants pétroliers européens tels que Total et Royal Dutch ont enregistré une perte de 60% depuis le début de l'année.

Un autre secteur qui était dans le camp des perdants, et qui l'est en fait depuis des années, c’est le secteur bancaire. Cela s’explique en grande partie par l'environnement de taux ultra bas qui règne depuis des années. Maintenant que les banques centrales et les gouvernements ont rouvert tous les registres au cours des deux derniers mois (en injectant de l'argent dans l'économie et en s'engageant à acheter beaucoup d'obligations), ces faibles taux semblent ‘bétonnés’ pour un certain temps encore.

Par conséquent, la rentabilité de nombreuses banques ‘classiques’ reste sous pression. Des actions telles que KBC, BNP Paribas et ING Group ont ainsi perdu 50 à 60% en un mois seulement ! Comme si la peur de la crise financière de 2008 était complètement revenue.

L’aide de l’Etat comme bouée de sauvetage

Ce qui rappelle également beaucoup l'année 2008, c'est la manière dont les gouvernements sont appelés à sauver certaines entreprises et certains secteurs. Si c’étaient principalement des banques qui avaient dû être sauvées il y a 12 ans, l'accent est désormais mis davantage sur le secteur des voyages et des transports. Nous ne pouvons/pouvions en effet pas quitter notre chez nous. Les déplacements et les voyages étaient exclus. Les hôtels sont restés pratiquement vides, les avions sont cloués au sol depuis des mois, etc. En fait, les usines et les showrooms du secteur automobile sont restés clos (donc tant l'offre que la demande ont été barricadées), ce qui a entraîné une chute des ventes de voitures neuves dans l'Union européenne de plus de 70% en avril par rapport à l'année dernière.

Résultat : des milliards d'euros en espèces partent en fumée chaque jour. Le gouvernement allemand a par conséquent volé au secours de Lufthansa, tandis que Macron a débloqué 9 milliards d'euros pour sauver Peugeot et Renault d'une ‘perte totale’.

A côté des perdants, il y a aussi des gagnants…

Heureusement, il y a une face plus positive à ce tableau. Pensez par exemple aux actions des grands magasins. La population a commencé à thésauriser en masse en mars, comme s'il s'agissait d'un sport national. Les supermarchés ont continué de fonctionner à plein régime, tandis que le reste de notre économie était en grande partie verrouillée. Alors que de nombreuses entreprises ont subi des préjudices, nos supermarchés n'en ont guère souffert et sont donc sortis gagnants de cette période. Bien sûr, pas seulement en Belgique, car dans le monde entier, les ‘food retailers’ ont excellé par rapport au reste, mais ce sont surtout les supermarchés de proximité qui ont tiré leur épingle du jeu. Fin mai, l'action Royal Ahold Delhaize est cotée sans perte depuis le début de l'année, tandis que Colruyt affiche même + 15% !

Mais le grand gagnant de cette période est sans aucun doute le secteur technologique, notamment américain, illustré par les actions dites FAANG : Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google (en fait Alphabet). Cet acronyme n'est pas un phénomène nouveau et domine depuis longtemps le marché boursier américain. 2020 n'est pas différent à cet égard.

Le confinement n'a pas particulièrement mis la pression sur les modèles économiques de la plupart de ces acteurs, au contraire, certains ont même reçu une ‘turbo-injection’. Ou qu'en est-il de Tesla, dont le cours de l'action a doublé depuis le début de l'année ? Et êtes-vous surpris que la grande action gagnante soit Zoom (communications vidéo), maintenant que nous avons collectivement commencé le télétravail dans le monde entier et que les appels vidéo sont devenus la norme ? La hausse de cette action depuis le début de cette année est tout simplement impressionnante : + 140% !

Pas étonnant donc que la Bourse technologique américaine Nasdaq (au 31/05) ait réussi - et c’est la seule - à afficher un rendement positif : + 8% depuis le début de cette année, soit près de 20% de mieux que l’indice Dow Jones et bien mieux que presque tous les indices boursiers européens.

La diversification est la clé du succès

Chez Nagelmackers, nous accordons beaucoup d'attention à la répartition du risque, aussi appelée ‘diversification’, dans la gestion de nos fonds. Cela signifie que nous ne mettons jamais tous nos œufs dans le même panier. Concrètement, dans le contexte des secteurs, nous n'allons jamais nous concentrer sur quelques secteurs seulement. Alors oui, nous sommes exposés à certains des ‘perdants’ susmentionnés, tout comme nous sommes exposés à de nombreux gagnants énumérés ci-dessus. Cependant, en fonction du fonds, et par extension du style du fonds, nous mettons à chaque fois d’autres accents, avec donc une préférence pour certains secteurs.

Par exemple, au sein de nos fonds axés sur les petites sociétés ‘small caps’, il existe peu de banques ou de sociétés énergétiques. Alors que, par exemple, on trouve davantage de banques au sein de nos fonds avec une approche dite ‘Value’ (où l’on recherche les entreprises qui sont à la traîne et donc moins chères). Au sein de nos fonds ayant une approche durable, l'accent est beaucoup plus mis sur les secteurs à empreinte écologique limitée comme le secteur informatique et le secteur de la santé.

En bref : tous nos fonds ont leur propre style, avec une orientation claire et des préférences, sans jamais perdre de vue le principe de la diversification des risques. Lisez aussi notre article précédent sur les glissements tactiques dans nos fonds ces derniers mois pour plus d’informations sur notre approche à long terme.

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